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Ce blog présente des critiques de films vus en salle, des critiques de séries et éventuellement de films vus à la télé.
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Les meilleurs films de 2009


1. Le ruban blanc
Avec toutes ces qualités qui en font un grand film de cinéma (beauté formelle, acteurs impeccables, alternance de moments de grâce et de moments de violence...), "Le ruban blanc" finit par vous hanter l’esprit longtemps après la projection...

2. Watchmen - Les gardiens
On trouve dans "Watchmen" des personnages passionnants et bouleversants à la psychologie complexe, limitant les scènes d’action à juste ce qu’il faut pour un film d’une incroyable beauté visuelle, plein de poésie mais aussi de sexe, comme jamais un film de ce genre de film n’avait pu nous en montrer de façon aussi explicite par le passé.

3. Un prophète
A la manière d’un grand Scorsese, Audiard filme et met en scène magnifiquement les rapports entre les voyous, rendant très palpable la pression permanente exercée en prison mais aussi les jeux d’influences qui s’y jouent et les actes violences les plus barbares qui y sont commis.

4. Les 3 singes
Avec une intrigue entre mélo et polar, le film subjugue d’abord par sa beauté formelle et esthétique, par la puissance évocatrice des plans de Nuri Bilge Ceylan, par les couleurs sépia, par le jeu des contrastes et par sa mise en scène de toute beauté, d’une précision chirurgicale... (la critique)

5. The Chaser
Ludique, haletant jouissif, mise en scène avec brio, "The Chaser" a le mérite de renouveler le cinéma de genre comme l’avait fait il y a quelques années "Memories of Murder" de manière plus ambitieuse encore.

6. Etreintes brisées
Film puzzle habile, pas forcément émouvant mais d’une grand profondeur et d’une richesse incroyable en terme de récit autant que de mise en scène, "Etreintes brisées" offre de multiples rebondissements et s'avère aussi visuellement splendide.

7. District 9
Avec ce film que personne n’attendait, le protégé de Peter Jackson signe tout simplement un des meilleurs films de l’année de par l’originalité de son sujet et surtout de par la manière dont il le traite, à savoir comme un faux documentaire aux allures de film de science-fiction des années 80

8. Harvey Milk
Le réalisateur de "Last days" réussit une fois de plus un grand film en nous dressant le portait contrasté d’un personnage plus qu'attachant dans une mise en scène aussi discrète qu’efficace rendant le film toujours très agréable à regarder et jamais lourd.

9. A l'origine
Film passionnant de par son sujet, de par ses personnages, de par la réflexion qu’il inspire sur la manipulation, mais aussi pour sa mise en scène directe, sans fioriture, avec une caméra proche des personnages,"A l’origine" est une vraie réussite. 

10. Che - 1ère partie : L'Argentin
Film intelligent, passionnant, visuellement splendide, évitant le piège du portrait classique et passionné , "Che - 1ère partie : L'Argentin" est un vrai bonheur de cinéma, un film par moment quasi-documentaire qui ma ravi au plus haut point

11. Dans la brume électrique
12. Fais moi plaisir  
13. Wendy & Lucy   
14. L'autre
15. Frozen river 
16. Démineurs              
17. Les noces rebelles               
18. Fish Tank   
19. Che - 2ème partie : guerilla 
20. L'Age de glace 3 - Le Temps des dinosaures  
 
20 films attendus au cinéma en 2010


Janvier :
Invictus, de Clint Eastwood
A serious man, de Ethan Coen
Gainsbourg (vie héroïque), de Joann Sfar
La Dame de trèfle, De Jérôme Bonnell

Février :
Shutter Island, de Martin Scorsese
In the air, de Jason Reitman
Fantastic Mr. Fox de Wes Anderson

Mars :
The ghost writer, de Roman Polanski

Avril :
Alice au pays des merveilles, de Tim Burton
Les Aventures extraordinaires d'Adèle Blanc-Sec, de Luc Besson
Green Zone, de Paul Greengrass

Mai :
Robin des Bois, de Ridley Scott

Juillet :
Toy story 3, de Lee Unkrich
Shrek 4, il était une fin
Inception, de Christopher Nolan

Plus loin :
Biutiful, de Alejandro González Inárritu
Somewhere, de Sofia Coppola
Le Frelon Vert, de Michel Gondry
Tree of Life, de Terence Malick
 
The Proposition, de John Hillcoat


La proposition c’est celle qu’a faite le Capitaine Stanley à Charlie Burns de retrouver de retrouver et de tuer Arthur Burns, son frère aîné, chef de gang sanguinaire de la fraterie Burns, coupable d'avoir attaqué une ferme, d'avoir violé sa propriétaire et d'avoir tué toute la famille qui y résidait.
Nous sommes dans l'Australie du XIXe siècle, et c’est la première originalité de ce très bon western, celle d’avoir situé son action dans le désert australien. Mais la vraie "curiosité" de ce film c’est que Nick Cave est l'auteur du scénario. Quand on sait qu’il était impliqué dans le somptueux "L'Assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford", de Andrew Dominik, pour la musique et en tant qu'acteur, on ne pouvait être que curieux de voir ce que pouvait donner cette fois Nick Cave à l’écriture.
Western moderne et crépusculaire comme pouvait l’être "L'Assassinat de Jesse James…", "The Porpositon", même s’il est moins réussi, moins ambitieux et moins fort, n’en reste pas moins un film d’une grande qualité.
Réalisé par John Hillcoat ("The Road", actuellement au cinéma), le film rappelle par certains aspects la série Deadwood, notamment par sa violence froide, la cruauté de certains personnages et la dimension psychologique qui s’en dégage.
La présence des aborigènes (remplaçant les traditionnels indiens ou noirs) donne également au film une originalité particulière. Et si on ajoute à tout ça la beauté des paysages désertiques et montagneux australiens, plutôt bien rendus, et la musique signée une fois encore du duo Nick Cave & Warren Ellis, vous aurez largement de quoi trouver des raisons pour voir cet  impeccable western.
 
The Proposition - ma note pour ce film :
Réalisé par John Hillcoat
Avec Guy Pearce, Emily Watson, Ray Winstone, ...
Année de production : 2005
Inglourious Basterds, de Quentin Tarantino


Après le pas drôle et ennuyeux "Boulevard de la mort", Quentin Tarantino refait tout doucement surface avec "Inglourious Basterds", un film de guerre parodique sur une histoire fantasmée par l’auteur de l’immense "Jackie Brown".
A vrai dire y a de quoi être plus déçu que satisfait avec ce film. Si la séquence d’ouverture de 20 minutes laisse entrevoir plein de promesses genre : "le film de guerre tourné comme un western", la suite déçoit assez et ne se montre finalement pas à la hauteur d’un scénario sur le papier qui promet beaucoup plus d’action et de scènes d’anthologie que le film n’en propose véritablement.
Moins puissant, moins ludique que les précédents films de Tarantino, "Inglourious Basterds" est aussi son film le moins passionnant en terme de dialogues, de mise en scène et de jeu d’acteur. Car si ces trois aspects ont toujours été remarquables et ont fait le succès du cinéma de Tarantino, depuis deux films, c’est quand même la grosse baisse de régime. Moins drôle, moins mordants qu'à l'habitude, les dialogues sonnent assez le creux dans la bouche de personnages (Colonel Hans Landa en tête) qui semblent plus s’écouter parler qu’autre chose.
La mise en scène même si, elle, reste remarquable, voire splendide comme dans la fameuse scène d’ouverte, le reste du temps elle se fait plus discrète et nettement moins stimulante que par le passé. Enfin côté personnages et acteurs, grosses déception aussi. La plupart d’entre eux semblent figés et sans vraiment d’envergure, et Mélanie Laurent a sans doute trouvé là son plus mauvais rôle... Hitler, Goebbels, sans intérêt, voire carrément ridicule ! Quant à Christoph Waltz, j’ai du mal à comprendre le pourquoi de son prix d’interprétation à Cannes.
Ceci étant dit, "Inglourious Basterds" reste malgré tout un spectacle assez agréable à regarder -quoi qu’un peu long par moment et manquant sérieusement de ressort dramatique à cause sans doute de cet enchaînement pas très heureux de longues séquences- mais venant d’un cinéaste aussi doué et chéri que Tarantino, capable de faire un cinéma pop jouissif à l'extrême, y’a de quoi être vraiment très très déçu.

 
Inglourious Basterds - ma note pour ce film :
Réalisé par Quentin Tarantino
Avec Brad Pitt, Mélanie Laurent, Christoph Waltz, ...
Année de production : 2008
Rapt, de Lucas Belvaux


Avec "Rapt", Lucas Belvaux s’inspire de l’enlèvement du Baron Empain à la fin des années 70 pour nous rappeler que les riches eux aussi souffrent, tout comme les prolos dans son précédent film "La raison du plus faible" ...et qui n’est pas le plus faible des deux.
Si les prolos cambrioleurs nous avaient ému dans son précédent film, ici les riches ne nous tirent pas une larme, même avec un doigt en moins ! Mais peu importe, car ce n’est pas pour ça que le film de Lucas Belvaux est à moitié raté mais c’est d’abord et surtout pour toute la partie qui concerne la manière dont il traite toute la partie qui concerne la famille de Stanislas Graff et de ses amis qui vient en contrebalancer les scènes de captivité qui elles s’avèrent plus intéressantes.
Je trouve qu’il y a un manque de crédibilité dans toutes ces scènes dans ce jeu de pantins entre la mère jouée par une Anne Consigny toujours dans le même registre et qui finit par lasser, le personnage des filles qui sonnent faux à l’image des dialogues, à la limite du récité. Bref, on se croirait presque dans un mauvais téléfilm par moment. Heureusement,  Yvan Attal vient nous réveiller un peu du fond de sa captivité avec des scènes de séquestration assez dures et plutôt saisissantes… et encore Belvaux aurait pu faire beaucoup mieux en s’inspirant notamment du film  "Buongiorno notte" de Marco Bellocchio.
Globalement, donc, le filme reste assez conventionnel et sans grande surprise avec des allers et retour permanents entre les scènes de captivité et les scènes à l’extérieur, certes voulus par Belvaux, mais qui fonctionnent à moitié. Bref, avec un sujet pareil, Belvaux aurait pu faire un film passionnant, mais il n’a fait qu’un film moyen ne faisant que survoler les sujets qui étaient à sa disposition : l’enfermement, la célébrité, le pouvoir, la richesse, les médias…

 
Rapt - ma note pour ce film :
Réalisé par Lucas Belvaux
Avec Yvan Attal, Anne Consigny, André Marcon, ...
Année de production : 2008
Démineurs, de Kathryn Bigelow


Après le très bon "Battle For Haditha" (Nick Broomfield) et "Redacted" (De Palma) c’est au tour de la réalisatrice américaine Kathryn Bigelow (il faut revoir "Strange days" !) de nous raconter la guerre en Irak, mais cette fois selon le point de vue de démineurs chargés de désamorcer des bombes là où le devoir les appelle.
Ainsi, en un peu plus de deux heures intenses, éprouvantes et sans temps mort, on va suivre, à la manière d’un reportage, caméra à l’épaule, trois soldats américains en terre ennemie que la mort guette à chaque coin de rue.

Cinéaste aguerrie, Kathryn Bigelow signe là un très bon film de guerre avec une grosse mise en scène et un filmage sec et nerveux (façon "24h chrono" ou "Jason Bourne"), dans lequel elle nous raconte comment la guerre peut devenir une addiction au point, pour James, un des trois soldats (le très bon Jeremy Renner, vu dans" L'Assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford") de laisser à la maison un gamin adorable et une femme magnifique (Evangeline Lilly de "Lost"). A travers ce portrait en trio (la tête brûlé, le faible et le rationnel) Bigelow nous montre quel rapport entretient chaque personnage avec la peur de la mort. Sans être pour autant un film psychologique, ni même politique, Démineurs est avant tout le récit de la vie au quotidien de ces drôles de soldats qui ne sont pas là pour tuer mais éviter la morts tout en jouant avec leur vie… compliqué !

Captivant, haletant, par moment terrifiant, ponctué de scènes de déminage pleines de suspense, avec des ralentis juste là quand il faut, "Démineurs" est une vraie réussite en terme de cinéma d’action et sera, sans doute, dans quelques années, un film référence sur la guerre en Irak.
 
Démineurs - ma note pour ce film :
Réalisé par Kathryn Bigelow
Avec Jeremy Renner, Anthony Mackie, Brian Geraghty, ...
Année de production : 2008
A l'origine, De Xavier Giannoli


Après François Cluzet alcolo ("le dernier pour la route"), c’est un Cluzet "escroc" que l’on peut voir cette semaine au cinéma.
"A l'origine" c'est l’historie vraie donc d’un escroc à la petite semaine qui se fait appeler Philippe Miller et qui décide un beau jour de tromper tout un village du Pas-de-Calais sinistré par le chômage en lui faisant croire qu’il est venu pour reprendre le chantier d'une autoroute abandonné quelques années plus tôt. Il se présente alors comme un ingénieur d'une grande société et commence à convaincre les entreprises locales de se joindre au projet. Mais ce qui ne devait être au départ qu’une petite escroquerie va se transformer finalement en une vaste aventure humaine qui va le dépasser totalement.

Présenté à Cannes en mai 2009, puis aujourd'hui en salles dans une version raccourcie, le film captive immédiatement pour les mêmes raisons que "L’adversaire" d’Emmanuel Carrère nous avait fascinée à l’époque : cet art de manier le mensonge et de le faire gonfler à tel point que son auteur se retrouve totalement prisonnier de celui-ci et qu’il en arrive à un point de non-retour.
Personnage mystérieux et au fond peu crédible, Philippe Miller (François Cluzet, très sobre) a pourtant bien réussi son tour de passe-passe : berner un bout de France paumée et  désespérée prête à croire n’importe qui et n’importe quoi pour retrouver un peu d’emploi.

Film passionnant de par son sujet, de par ses personnages (tous très réussis et fort bien joués), de par la réflexion qu’il inspire sur la manipulation et sur le fait se retrouver malgré soi responsable d'un projet où les enjeux sont avant tout humains, mais aussi pour sa mise en scène directe, sans fioriture, avec une caméra proche des personnages, au cœur de l’action (jamais on n’avait film un chantier de travaux public avec autant d’éclat !), "A l’origine" est une vraie réussite et me rabiboche avec un Xavier Giannoli dont je n’avais pas du tout aimé son précédent film "Quand j’étais chanteur".

 
A l'origine - ma note pour ce film :
Réalisé par Xavier Giannoli
Avec François Cluzet, Emmanuelle Devos, Gérard Depardieu, ...
Année de production : 2008
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